Revues de presse

Concert de printemps 4 mars 2018 au casino de Royat-Chamalières- La Montagne 9/03/2018

Concert Casino 4 mars 2018

Concert Casino 4 mars 2018

Concert de Noël 2017 – La Montagne 14/12/2017

La Montagne 14/12/2017 concert noël église

La Montagne 14/12/2017 concert noël église

Fête de la musique 2017 – La Montagne 23/06/2017

fête de la musique 2017

fête de la musique 2017

Concert pique-nique 2017

la Montagne concert pique-nique 2017

la Montagne concert pique-nique 2017

Concert de Noël 2016

Concert de Noël 2016

Concert de Noël 2016

Concert au casino de Royat 2016

concert au casino printemps 2016

concert au casino printemps 2016

La montagne du 11 férier 2016 – Assemblée Générale

assemblée générale de l'harmonie

assemblée générale de l’harmonie

La montagne du 21 décembre 2015 – concert d’hiver du 12/12/2015 au carrefour Europe

concert d'hiver 2015

concert d’hiver 2015

Chamalières magazine décembre 2015 – concert en l’église de Chamalières du 29/11/2015

Chamalières magazine décembre 2015

Chamalières magazine décembre 2015

La Montagne – concert en l’église de Chamalières du 29/11/2015

concert église 2015

concert église 2015

La montagne 13/05/2013 – concert au casino de Royat du 11/05/2013

concert au casino de Royat 10 mai 2013

concert au casino de Royat 10 mai 2013

 

 

La montagne 2/12/2010 – portrait de Christophe Pereira, chef de l’harmonie

Clermont-Ferrand – Jouer, pour le simple bonheur d’être

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Un souffle convoque une vie. Une vie d’homme, de musicien, de passeur d’émotions. Celle de Christophe Pereira, directeur de l’école de musique de Chamalières.

Un hôtel à la frontière franco-espagnole. Christophe Pereira est alors un gosse qui accompagne, comme souvent, l’Harmonie de Brioude au sein de laquelle son papa est clarinettiste. La présence de Charles Bronson, assis en terrasse, met la compagnie dans un état second. Joyeuse folie. Les trompettistes pètent un plomb, se jettent dans la piscine tout habillés, et jouent, jouent encore. La scène inquiète le patron de l’établissement alors que l’immense acteur américain se marre. Ce moment, Christophe ne l’oubliera jamais. En rentrant chez lui, il dit à son père : « Je veux être trompettiste ! »

Il l’est devenu. Directeur de l’école de musique de Chamalières aussi. Pourtant, l’ambition de cet enfant de la musique amateur aurait pu, dû, tourner tout autrement. Comme quoi, un Bac B, un DUT GEA et la fac de Sciences éco à Clermont ça peut conduire à tout? « Mais il y a un truc qui n’allait pas ». Christophe affichait son intérêt pour le domaine en décrochant quasi-systèmatiquement les pires notes.

Puis, comme souvent, le hasard? La Ville de Domérat (03) cherche un directeur pour son école de musique. A 21 ans, alors qu’il est au Conservatoire, dirige des stages durant les vacances depuis plusieurs années, Christophe trouve sa voie (voix ?) Nous y reviendrons plus tard). Le cheveu déjà long, l’envie en bandoulière, Christophe révolutionne un peu cette école, créé un opéra-rock? « ils s’en souviennent sûrement encore » !! Un an d’armée et trois jours de chômage plus loin, le hasard, à nouveau, place l’école de Thiers sur son chemin. Le directeur, Georges Guillot, me contacte, il a besoin d’un prof de trompette. J’y vais ». Jusqu’en 1994 et son arrivée à Chamalières. Souvenir d’un Grand oral passé en cache-poussière, le cheveux toujours long, encore plus qu’aujourd’hui, déjà pas rasé?, devant le conseil d’administration de l’école et des élus de la ville. Il y avait à l’époque 60 élèves et six professeurs. Aujourd’hui 280 élèves, seize profs et deux administratifs articulent l’ensemble.

Christophe se « place avant tout comme un éducateur. J’ai envie de dire que la musique n’est presque qu’un prétexte au vivre ensemble, au sens où elle fait partie d’une éducation globale ».

La bride est lâchée, les vannes ouvertes. Ceux qui connaissent Christophe savent que quand ce grand bavard est engagé, mieux vaut s’installer confortablement. Un mot déclenche une averse verbale et passionnée. La preuve ? C’est parti.

– Musique? : « Pour que la musique devienne un prolongement de soi-même, tu dois créer des règles, établir des codes. Que chacun comprenne bien comment ça fonctionne, dans la relation du prof à l’élève par exemple [?] La musique est un plaisir qui nécessite une discipline. Cette discipline et l’abnégation qui va de paire, te permettent ensuite d’acquérir une vraie liberté ».

– Son ? « Ce qui est essentiel c’est la résonance naturelle de soi-même. Si tu laisses ton corps, si tu ne cherches pas à copier, si tu arrives à te lâcher, alors tu vas parvenir à un beau son. Le tien. On évoque la sincérité, la passion, l’école de musique c’est ça. Nous ne mettons aucune pression aux gosses », surtout pas celles de la notation qu’il a décidé de supprimer au profit de l’appréciation. À ce moment précis de la conversation, il s’inquiète : « C’est clair ce que je raconte » ? Pas de souci. On reprend.

– Partage..?: « La musique, selon moi, c’est aussi et surtout le groupe. Dans l’Harmonie par exemple, la mixité sociale, culturelle, sexuelle, générationnelle est géniale. On est juste là pour jouer. Je crois qu’aujourd’hui plus encore cette notion est fondamentale. L’individu seul n’est rien ».

Julien Dodon

 

Chamalières magazine juin 2009